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Interview / Pré-inscription avant le BAC - Doulaye Coulibaly (Directeur de la Dorex) déballe tout : « Voici où va l'argent » • « Pourquoi le gouvernement n'a pas été informé »

M. Doulaye Coulibaly - Directeur de la Dorex

La Direction de l'orientation et des examens (Dorex) du ministère de l'Enseignement supérieur a procédé récemment au lancement de l'opération de pré-inscription des bacheliers 2011 non orientés, des élèves en classe terminale et des bacheliers 2012. Une innovation qui malheureusement a eu l'effet contraire en provoquant une volée de bois verts de la part des parents d'élèves. Ces derniers voient en cette opération, une escroquerie. La cheville ouvrière de cette opération, M. Doulaye Coulibaly, que nous avons rencontré, explique, les motivations de cette opération et les objectifs visés.

Pourquoi avoir lancé cette opération de pré-inscription alors même que les candidats au Bac sont encore sur les bancs ?

Ce genre d'opération nous aide beaucoup. L'opération en elle-même, sa nouveauté réside dans le fait qu'on soit remonté jusqu'aux candidats au Bac. Sinon, dans les universités de Cocody, d'Abobo-Adjamé, l'opération en ligne avait commencé depuis plusieurs années. Pour Abobo-adjamé, ça fait au moins 3 ans mais c'est Cocody qui a commencé. Cette année, compte tenu de la fermeture des universités publiques et de tout ce qui a été mis en place pour une réouverture des universités (Bouaké, Cocody, Abobo-Adjamé), tous les travaux qui se font sur les campus doivent concourir pour permettre à notre système d'enseignement supérieur de connaître des années académiques normales. Ce qui signifie que l'école commence au moins en septembre ou octobre. Comme c'est un départ nouveau, nous avons pensé qu'il fallait aller plus haut, c'est-à-dire commencer par les élèves de Terminale.

Qu'est-ce qui justifie le choix des élèves de Terminale ?

Vous savez, souvent nos institutions, après le Bac, reçoivent un grand flux d'admis. Les responsables de ces institutions reçoivent ces étudiants sans avoir fait une planification quelconque. Or l'opération que nous commençons est numérique. Une fois que le candidat renseigne les fiches et suit tout le processus de l'opération, cela permet d'avoir des données précises à mettre à la disposition des universités.

Cette année par exemple, nous avons 204.355 candidats au Bac, chiffre donné par le ministère de l'Education nationale. Les universités auront donc à satisfaire les désirs des candidats. On peut découvrir par exemple, à partir de ces données brutes, que sur les 204.355 candidats, 60% veulent aller dans une université donnée et que sur les 60%, il ya 40% qui veulent aller dans une même filière. L'opération permet donc de planifier et d'avoir ces données-là. Certes, le Bac ne s'est pas encore déroulé, mais c'est un élément très important de planification.

Dans un second temps, et qui est d'ailleurs de loin la première préoccupation, un candidat au Bac qui est à Tingrela, à Tanda, à Danané, à qui on demande d'aller faire une pré-inscription, s'il est admis, pour nous pédagogiquement, c'est une source de motivation. Une fois qu'on a les admis qui sont déjà codifiés puisque nous n'avons pas leur numéro de table, on peut faire des études comparatives par rapport à l'année précédente. Ceux qui sont admis sont déjà dans les fichiers, de sorte qu'ils n'auront qu'à confirmer ce qu'ils avaient souhaité ou procéder à des aménagements sans se déplacer pour venir à l'université. Ce qu'ils ont maintenant comme élément nouveau, c'est le numéro de table et le relevé de notes au Bac. Le nouveau bachelier introduit, en fonction de la filière qu'il veut faire les notes selon les matières. En faisant cette dernière opération, nous serons à 2 semaines de septembre parce que les résultats, c'est le 13 août 2012 pour une rentrée qu'on annonce début septembre.

Avec ces données, avant que l'enfant ne bouge de sa ville où il est, on a toutes ces données-là. Il est bien écrit que c'est sous réserve des notes que le ministère de l'Education nationale va nous donner. Mais on aura l'avantage, avant septembre sinon début septembre, d'avoir affectés ces étudiants selon les filières et selon leurs désirs. Vous voyez qu'on gagne en temps. Quand nous recevrons la liste des candidats admis, cela nous permettra de vérifier par rapport aux données qu'eux-mêmes ont introduites dans l'ordinateur. C'est un avantage énorme qui peut nous permettre d'avoir des années académiques normales. Ce d'autant plus qu'on va vers le système LMD. Vous savez que c'est un départ nouveau ; tout le monde reprend son année. C'est la seule façon d'être efficace.

Le problème, c'est que l'opération n'est pas gratuite ! Il faut payer 2000 Fcfa ou 5000 Fcfa selon la population concernée par l'opération. On ne peut pas le faire gratuitement, parce que nous sommes dans un monde numérique. Nous n'avons pas l'équipement nécessaire en tant qu'administration, pour le faire. Nous avons recours aux opérateurs économiques, qui sont les sociétés de téléphonie mobile. Celles qui avaient les capacités sur tout le territoire ont signé des contrats avec nous. Il s'agit de Orange et MTN. Ce sont des opérateurs capables de permettre aux candidats de Tengrela, de M'Bahiakro, de Danané, de Lakota, de Guibéroua, etc de faire l'opération. Cela est très important. Mais ça a un coût.

Pour réussir l'opération, nous n'avons pas voulu lésiner sur les moyens. On a hébergé nos sites à l'extérieur, chez ceux là-mêmes qui sont beaucoup plus avancés et qui ont un équipement performant, pour que l'opération ne coince nulle part et qu'on ne soit pas dans l'impasse. Mais cela à un coût.

L'opération de pré-inscription est une opération qui comme toujours, s'autofinance. Nous-même à la Dorex, tout comme dans les services informatiques qui sont amenés à traiter les données, il faut un équipement qui doit être payé. Cette opération est très différente de l'identification, qui est financée par le PPU. Ce n'est pas parce que c'est sur internet qu'on n'a pas recours aux ressources humaines pour le traitement avec célérité des données. Comme par le passé, ces personnes-là ont des perdiems. C'est payé là-dessus. Donc ce n'est pas une arnaque pour escroquer les parents. Ce n'est pas de l'argent qui va dans nos poches. On ne peut pas sortir d'une crise et venir ouvertement, escroquer des parents.

Nous voulons rendre notre enseignement supérieur performant. Le problème n'est pas matériel, il est question de la Côte d'Ivoire de demain. Et c'est aujourd'hui que ça doit commencer, avec ce départ nouveau.

Où va donc cet argent ?

C'est de l'argent qui dans un premier temps, transite par le Trésor. Ici à la Dorex, nous sommes sous une régie. Donc l'argent va directement au Trésor. Une fois que l'argent est au Trésor, c'est une ressource pour l'Etat. Et par rapport aux différents intervenants dans l'opération, il y a une clé de répartition.

Et quelle est la clé de répartition ?

Sur 2000 Fcfa par l'exemple, l'opérateur mobile a 500 Fcfa. Sur les 1500 Fcfa qui restent, l'Etat prend 40% et les 60% restants servent à la réalisation de l'opération. La Dorex travaille avec les grandes écoles privées, les universités de Cocody, d'Abobo-Adjamé et de Bouaké. On se retrouve à la commission et il y a une clé de répartition qui est appliquée.


Alors, pourquoi ne pas avoir suffisamment communiquer sur ce projet pour rassurer les Ivoiriens sur la destination de l'argent ?

Bon, vous savez, quand les universités ont été fermées, il fallait atteindre un certain niveau de réhabilitation et la mise en place de beaucoup de choses matérielles qui nécessitaient beaucoup d'argent. Ça, c'était le premier souci. Et comme chacun doit contribuer, là où il se trouve, à ce départ nouveau de notre système universitaire, il nous fallait avoir les assurances au niveau technologique. Il faillait pour cela concevoir tout cela, faire des simulations et commencer l'opération. C'est ce qui explique cela.

Cette opération est-elle une spécificité ivoirienne ?

Non, ce n'est pas une opération spécifique à la Côte d'Ivoire. Nous organisons même au niveau de la Dorex, des concours d'entrée dans certaines écoles inter-Etats. Les candidats à ces concours sont généralement des élèves en classe terminale. Tous les dossiers sont faits sous réserve d'admission au Bac. Même si vous avez eu de bonnes notes au Bac et que vous n'êtes pas admis au Bac, vous êtes éliminés du concours. Mais vous aurez quand même payé la pré-inscription.

Même en Europe, tous ceux qui veulent aller dans les écoles et universités après le lycée, font des pré-inscriptions. Et les conditions, même financières, sont fixées. Si vous n'êtes pas admis, on ne vous rembourse pas.


Est-ce une décision prise en conseil des ministres qui instaure cette opération de pré-inscription ? Le gouvernement est-il au courant de cette activité ?

Non, la décision gouvernementale, c'est d'arriver à faire des années académiques normales, donc une rentrée unique selon les principes de l'Unesco, avec le respect du nombre d'heures de cours etc. C'est la feuille de route, mais comment l'appliquer ? On n'a pas besoin des instructions du gouvernement pour faire ceci ou cela.

On nous a fixé un objectif, et nous pour l'atteindre, nous nous donnons les moyens. Acet effet, il y a eu beaucoup de réunions entre les différentes directions du ministère de l'Enseignement supérieur. C'est tout le ministère qui est donc engagé. Le gouvernement veut dorénavant qu'on fasse les rentrées en septembre et exige qu'il y ait maintenant des années académiques normales. Ceux qui sont les acteurs, à quelque niveau qu'ils se situent dans le ministère, chacun doit jouer sa partition. C'est ce que nous sommes en train de faire.

Etes-vous sûr que les bacheliers 2011 non orientés le seront cette année après avoir payé ?

S'ils ont attendu un an et qu'ils ont l'occasion cette fois-ci de s'inscrire, ils seront orientés. Mais ne pensez pas que le fait de faire des pré-inscriptions en ligne devient un foutoir où n'importe qui peut aller en sciences économiques ou en mathématiques sans remplir les conditions d'accession aux différentes filières. Les conditions n'ont pas changé. Le logiciel prend tout cela en compte. Depuis qu'on a démarré l'opération jusqu'au 27 juin, sur à peu près 9000 bacheliers 2011 qu'on attendait, il y a 6547 qui ont déjà fait leur pré-inscription. Pour les candidats au Bac, nous sommes à 12.000. Ce n'est pas souvent la faute des candidats. C'est parce qu'ils n'ont pas encore l'information juste que nous avons repoussé la date butoir.

Nous allons maintenant jusqu'au 20 juillet. Initialement, c'était le 30 juin la date butoir. Il faut le dire, parmi les 204.000 candidats au Bac, certains n'iront pas à l'université et d'autres ne seront pas orientés. C'est donc une source de motivation, un élément que les gens n'appréhendent pas beaucoup.

De façon pratique, comment se fait l'opération ?

Il y a 3 populations qui sont concernées par l'opération de pré-inscription.

La première population, il s'agit des bacheliers non orientés 2011. Ce bachelier là, muni de son numéro de table, se rend dans un point agréé Orange ou MTN pour s'acquitter du droit de pré-inscription qui est de 5000 Fcfa. Il procède ensuite à des choix parce que le paiement va activer la phase des choix. Le bachelier se rend ensuite sur le site qu'il avait déjà consulté, www.dorex.educ.ci, pour s'informer sur les structures de formation et les filières afférentes afin d'opérer son choix. Il achève cette opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription.

C'est la même procédure pour l'élève en classe terminale. Il se rend d'abord sur le site que je viens d'énoncer, pour renseigner les champs relatifs à son identité. Après son identification, l'élève reçoit automatiquement un code, puisqu'on n'a pas encore son numéro de table au Bac. Muni de ce code, il se rend ans un point agréé pour s'acquitter de son droit de pré-inscription qui est de 2000 Fcfa. Le paiement active la phase des choix, il se rend à nouveau sur le site de pré-inscription, se renseigne sur les structures de formation et les filières afin d'opérer ses choix. Il va achever cette opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription.

Le bachelier 2012 fait ce que le bachelier 2011 a fait. Il se rend, muni de son numéro de table, dans un point agréé pour s'acquitter de son droit de pré-inscription d'un montant de 5000 Fcfa. Il se rend ensuite le site pour s'informer sur les structures de formation et les filières afin d'opérer ses choix. Il termine l'opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription. Ce bachelier, pendant qu'il était candidat, avait déjà fait des choix. Maintenant qu'il est admis, il peut confirmer ses choix ou faire des changements. Par rapport à ce qui se faisait par le passé, le coût revient nettement moins cher. Par le passé, quand vous êtes admis au Bac, vous quittez l'intérieur du pays ou même votre commune ici à Abidjan pour venir vous pré-inscrire. Vous voulez faire une grande école, ça vous fait 5000 Fcfa. Vous voulez multipliez vos chances en vous inscrivant à l'université, vous prenez une fiche à 3000 Fcfa. Vous êtes déjà 8000 Fcfa. Ça c'est l'université de Cocody. Comme l'université de Bouaké est délocalisée à Abidjan,vous prenez une fiche là-bas à 3000 Fcfa. Vous voulez multiplier vos chances avec votre Bac D, vous allez prendre une fiche à 3000 Fcfa à Abobo-Adjamé. Chaque fois, c'est 3000 Fcfa. Or, pour cette opération, vous pouvez sur le net, faire tous ces choix au prix de 5000 Fcfa si vous êtes bachelier, et 2000 Fcfa quand vous êtes encore élève de Terminale. Il y a des coûts de transport, hébergement, de nourriture et autres frais de séjour qui n'apparaissent pas mais qui gravitent autour des 3000 Fcfa que vous payez par fiche. Sans compter les désagréments et autres attroupements; ce sont des choses qu'on ne perçoit pas. Tout compte fait, on ne peut pas se mettre en dehors de la mondialisation. Peut-être que pour les prochaines fois, on informera plus tôt les populations concernées, mais on ne peut plus revenir au système archaïque qu'on avait.

A vous entendre, on a l'impression que ce nouveau système n'a pas de faille ?

Il peut y avoir des failles mais les techniciens sont là pour rattraper, de telle sorte qu'on puisse améliorer.
C'est pour justement aménuiser ces désagréments que nous avons préféré loger nos sites à l'extérieur.



Réalisée par
Franck SOUHONE


L'Inter 03/07/2012 | Lu 1002 fois
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